Challenges

On le sait, les grandes entreprises dépensent des millions dans la création de flex-office, de salles de jeux, d’espaces détentes, de potagers intérieurs, pour attirer les jeunes diplômés. Est-ce vraiment nécessaire ? Que veulent réellement ces étudiants ? Selon une étude de la Chaire Workplace Management de l’Essec Business School, l’échantillon interrogé remet ces aménagements en question. En effet, ces individus ont des idées conservatrices sur l’aménagement de bureau : ils rêvent de bureau fermé individuel. D’après l’enquête, 83% des étudiants serait attirés par le bureau attitré, 8% par le flex-office, 6% par le télétravail et seulement 3% par le co-working. Les raisons sont plutôt logiques : un bureau fermé permet une meilleure concentration et intimité, ainsi qu’une diminution du stress. Le flex-office est un système qui permet de gagner de l’espace et donc d’abaisser les coûts, mais ce dernier n’est pas toujours apprécié des salariés. Ces bureaux ouverts et nomades procurent aux employés un sentiment de perdre sa place au sein de l’entreprise.

« Le futur manager rêve d’un bureau fait de cloisons, de vrais chefs et de plantes vertes » - Challenges

Et oui, 44% des étudiants pense que la hiérarchie doit être visible au bureau et déclare être à la recherche de repaire également dans l’encadrement du travail. De plus, la demande de végétal est importante pour 8 étudiants sur 10, car pour eux, la présence de plantes dans les bureaux rime avec bien-être au travail.

Directeurs et directrices des services généraux, …. Voilà de quoi vous simplifier la tâche. Plus besoin de s’arracher les cheveux à inventer toutes sortes d’aménagements pour attirer nos futurs diplômés. Pour certains, ils ne souhaitent qu’un bureau individuel, un environnement propice au travail et au bien-être et des directeurs compétents pour managers.